Peint sur toile de coton puis monté sur brocart, le thangka est à la fois un objet de dévotion, un support de méditation et une prouesse technique.
Des proportions codifiées
L’artiste ne dessine pas librement. Les figures obéissent à une grille de proportions précise, apprise pendant des années auprès d’un maître. Un visage mal proportionné rend l’œuvre inutilisable pour la pratique.
Des pigments naturels
Les thangkas traditionnels utilisent des pigments minéraux : malachite pour les verts, lapis-lazuli et turquoise pour les bleus, cinabre pour les rouges. Ces couleurs ne passent pas, ce qui explique l’éclat de pièces vieilles de plusieurs siècles.
Comment le conserver
Évitez la lumière directe et l’humidité. Un thangka se roule toujours de bas en haut, jamais plié, et se conserve idéalement avec son voile de protection en soie rabattu.